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Après la dissolution du conseil
municipal...
25 mai 2010 - CADA. La commission d'accès aux documents
administratifs a rendu son avis sur notre demande de communication du
rapport préalable à la dissolution du conseil municipal : afin de ne pas
trahir le secret des délibérations du conseil des ministres, l'accès au
rapport est refusé ! on est surpris... Nous ne saurons donc jamais ce
que ce rapport contenait. Facile !
J’ai
encore lu, ces derniers temps, des accusations très sérieuses
(attestation fournie à la justice émanant de personnes ayant eu des
responsabilités dans la commune) selon lesquelles je surveillerais mes
voisins (à l’aide d’un matériel sophistiqué qui enregistre et prend des
photos)… Il faut être un peu sérieux ! Si quelqu’un souhaite la
référence de mon nain de jardin, je peux la fournir. Il en existe de
très jolis petits modèles très amusants qui font des envieux au sein des
services secrets ! Je vous recommande le nain siffleur qui détecte les
présences et siffle pour vous alerter (27 centimètres, pile 1.5 V vendue
séparément, 12.50 euros). On ne peut tout de même pas accuser quelqu’un
d’être un affreux dictateur ou une horrible sorcière harcelant tout ce
qui bouge autour d’elle, exerçant une surveillance de tous les instants,
parce qu’elle a acheté sur un catalogue de jardinerie, un bonhomme en
plastique, avec un oiseau en plastique sur son chapeau en plastique ! Un
peu enfantin tout de même ! Vous avez entendu beaucoup de choses,
beaucoup d’horreurs sur mon compte. A une époque, j’empoisonnais les
chats du quartier pour on ne sait quelle raison machiavélique, mon
adjoint les attrapait, un autre conseiller les « balançait » sur
l’autoroute... Je menaçais les vieilles dames également !
Soyons sérieux juste une minute et revenons à des choses
vraies.
Le
rapport, suite... 6 avril 2010
La sous-préfecture vient de
m'informer qu'elle ne me communiquera pas le rapport établi en vue de la
dissolution du conseil municipal... La Commission d'Accès aux
Documents Administratifs aurait émis un avis défavorable. Je n'en sais
pas plus, je n'ai vu ni la demande de communication de la
sous-préfecture à la CADA ni la réponse de cette dernière. Mais qu'y
a-t-il donc dans ce mystérieux rapport que personne n'assume ? que
craint la sous-préfecture ? le rapport précise-t-il que tout a été tenté
pour favoriser le retour au calme (madame la sous-préfète n'est venue à
Brain qu'après la dissolution) ? Les services de l'Etat ont-ils listé
tous mes "méfaits"? Ont-ils rassemblé des preuves de mes "actions
condamnables" ?
Un
président a été élu le 2 avril 2010 parmi les membres de la délégation
spéciale pour exercer les fonctions de maire : Jean-Pierre BALLOUX.
2
avril 2010 : la sous-préfète à Brain.
La délégation spéciale a été installée
officiellement à la mairie de Brain par la sous-préfète qui faisait là
sa première visite dans notre commune. La secrétaire générale
l'accompagnait.
Les trois délégués
spéciaux nommés par arrêté préfectoral du 29 mars 2010, sont
: Jean-Pierre BALLOUX, Jean-Pierre JACQUEMIN et Marguerite MEUSSOT (bien
connue à Vitteaux). Je me suis tenue informée hier soir en me rendant à
la mairie pour consulter le panneau d'affichage. Malheureusement, il
pleuvait et la photo du procès-verbal n'est pas très nette.
Une
délégation spéciale mise en place par arrêté
préfectoral doit s'installer
aujourd'hui même (2 avril 2010) à 14h00. Je n'en sais pas plus, la
sous-préfecture ne m'ayant pas informée de cette démarche. Cette
délégation, composée de trois personnes indépendantes, est chargée
d'assurer la continuité de l'administration de la commune et la
préparation des échéances électorales. Elle assurera la gestion des
affaires courantes.
Le
rapport en attente de communication.
Un rapport a été établi par la
sous-préfecture de Montbard pour expliquer la nécessité de dissoudre le conseil
municipal de Brain. La dissolution est
nécessaire quand trois conditions sont réunies :
le
conseil est définitivement hors d'état de régler les affaires
communales, cette situation n'est imputable qu'au conseil lui-même,
aucune autre solution n'est possible, la dissolution étant une mesure de
dernier recours.
Utilisé par le Conseil des Ministres pour
statuer, le rapport établi par la sous-préfecture, puis transmis au
préfet, doit contenir :
des renseignements relatifs à la commune
et à son conseil municipal
une note de présentation, d'une page
maximum, signée par le Préfet, destinée à être utilisée directement par
le Ministre de l'Intérieur lors de la présentation en Conseil des
ministres du projet de décret de dissolution
un rapport circonstancié exposant par le
détail les circonstances de la crise : origines, causes, caractères,
manifestations
ainsi que les démarches entreprises pour
tenter de concilier les points de vue et établir, en conséquence, que le
conseil municipal est définitivement, de son propre fait, hors d'état de
gérer la commune.
ce rapport mentionne, en outre, l'avis
des élus concernés (députés, sénateurs, conseiller général)
J'ai fait la demande
officielle de
communication de ce rapport, communicable depuis que le Journal Officiel
a publié le décret de dissolution. La démarche est en cours.
j'attends... Pourquoi tant de procédures ? La lecture du rapport nous le
dira. |