A qui profite la dissolution du conseil municipal de Brain ?

Edition spéciale Brain d'un clic
A qui profite la dissolution du conseil municipal de Brain ?

 

Bonne nouvelle : les factures des entreprises ayant travaillé en été 2009 sont payées ! sans délibération et sans conseil municipal... La délégation spéciale n'ayant pas de pouvoir financier, il est probable que le préfet a signé le mandatement. Ce qu'il m'avait promis de faire le 24 novembre 2009. La dissolution est passée entre temps. Quand l'Etat veut... Un cantonnier est venu tondre le village. Je n'avais pas été autorisée à signer le contrat... Le 8 mai, un vin d'honneur sera servi après la cérémonie (l'opposition refusant de délibérer, j'avais payé de ma poche celui de 2009). La vie est belle !

 

Des mois de blocage... Et c’est un ruisseau qui s’obstrue à nouveau, un chemin qui redevient impraticable (le sentier de la Comme est utilisé deux fois par mois par les employés de la Lyonnaise des Eaux pour assurer la maintenance du javellisateur), une auge pleine de vase nauséabonde, un village que personne n’entretient (plus de cantonnier depuis l’automne 2009), des petits massifs de fleurs perdus au milieu de l’herbe… Il me semble que ceux qui ont envie d’un village accueillant, entretenu, fleuri, ceux qui ont envie que la chapelle et le Bibracte restent les fleurons de notre patrimoine, ceux qui ont envie de voir nos rues dégradées petit à petit refaites..., ont droit à la parole.

 

A titre personnel, en tant qu’habitante de Brain, je me refuse à ce que mes impôts financent un mur privé et je mettrai tout en œuvre pour l’empêcher. Chacun reste libre de ses choix, le mien est fait. Je respecte bien sûr le choix de ceux qui par contre, accepteront qu’un mur sur un terrain privé, éboulé depuis des dizaines d’années, soit reconstruit pour soutenir un chemin qui va très bien sans lui et que personne ou presque n’utilise. 

 

Les dates des élections municipales approchent. Ce n‘est un secret pour personne, des intérêts différents vont être confrontés. Le scrutin des 9 et peut-être 16 mai sera déterminant, car Brain ne peut pas voter tous les ans ! C’est déjà la troisième élection municipale en trois ans et il faut croire que celle-ci amènera à la mairie une équipe qui puisse s’entendre sur un projet pour le village. Car il s’agit bien de cela : que voulons-nous faire de notre commune dans les années qui viennent ?

 

Je n’ai pas de regret sur les chantiers que nous avons réussi à mener, en particulier l’eau potable et la sécurisation de la grange privée en ruine, mais aussi l’entretien général et les travaux. Il fallait le faire, c’est une bonne chose que ces problèmes soient traités. Avec le recul et beaucoup de difficultés rencontrées, on m’a demandé si je referais la même chose de la même façon. La même chose, oui sans aucun doute, car il s’agissait de sujets essentiels. De la même façon, non, sans doute pas. Je ne serai jamais à nouveau dans la même situation : maire « débutante », lancée dans le grand bain des querelles, des intérêts personnels, des rancunes… Nous avons passé beaucoup de temps à prendre nos marques, à nous informer, à regarder de près les dossiers, à aller à des réunions pour apprendre et défendre les intérêts de la commune… et nous n’avons pas su gérer la confrontation. C’est plus facile de s’opposer que de construire, et pour continuer à avancer, au bout de seulement quelques mois, nous avons été contraints de durcir le ton.

 

 

Pour la reconstruction du mur des Bruley-Graham, nous considérons que c’est aux experts de décider, pas aux propriétaires du mur. Nous pensons que l’argent public doit être utilisé pour le bien de tous, la réfection d’une rue par exemple. Nous pensons que le village doit être entretenu, l’environnement de chacun préservé… Nous pensons que chacun doit respecter des règles de vie commune, en particulier pour tout ce qui touche aux travaux et à l’urbanisme, qui même si elles constituent une contrainte, sont aussi le garant d’un cadre de vie agréable pour tous.

 

 J’ai beaucoup appris en deux ans et quelque soit le rôle que j’aurai ces prochaines années, il va être très intéressant et très prenant.  Qu’allons-nous faire de la commune ?  Nous donnons depuis des mois une image consternante de notre village. Brain fait la une pour de bien mauvaises raisons. Si nous voulons que notre village reste accueillant, si nous voulons y vivre bien, si nous voulons que nos biens gardent une valeur, il faut que les choses changent. Nous en sommes tous conscients, je pense. Je vous demande une seule chose encore une fois : à chaque horreur que l’on vous raconte, demandez des preuves. Vous serez surpris ! Faites le bilan de ce que nous avons tenté de faire tout simplement.

 

 

A qui profite la dissolution du conseil municipal de Brain ? 

En février 2009 avaient lieu des élections complémentaires pour élire 5 conseillers municipaux suite à des démissions. Les cinq candidats ont été élus au premier tour. Sur 9 membres, ils étaient donc majoritaires. Quand j’ai convoqué le conseil pour installer les nouveaux élus dans leurs fonctions, ils ne sont pas venus, il a fallu une seconde convocation pour qu’ils se déplacent !  Qu’ont-ils fait de cette majorité qu’ils avaient acquise ? On aurait pu s’attendre à ce qu’ils se réjouissent de cette élection. Pourquoi ont-ils dit non à tout, pourquoi ont-ils presque systématiquement refusé de délibérer ? Pourquoi ont-ils refusé de travailler comme n’importe quelle assemblée ? Ils étaient majoritaires, ils avaient donc toutes les possibilités de faire des propositions et de voir leurs projets adoptés. Dans tous les conseils municipaux, on retrouve une majorité et des opposants qui travaillent ensemble. Cela s’appelle la démocratie. Que souhaitaient-ils ? Se retrouver uniquement entre eux, partageant tous les mêmes intérêts ? Réglaient-ils des problèmes communaux ou des problèmes personnels ? J’aurais aimé des débats sur des projets, sur des visions de notre avenir. Rien de tout ça n’est arrivé. J’ai sans doute commis l’erreur de durcir le ton, je le reconnais volontiers, mais chaque séance du conseil municipal étant devenue l’occasion de bagarres stériles, je me tenais constamment sur la défensive. Nous n’avions plus en tête que d’essayer de faire avancer la commune tout de même malgré cette volonté de blocage. Qui peut dire dans la même situation comment il aurait réagi à ma place ? 

 

 

A qui profite la dissolution du conseil municipal de Brain ?

 

Nous pensions qu’être élus, c’était prendre ensemble des décisions bénéfiques pour la commune, regarder vers l’avenir, construire, améliorer… Nous n’avons pas changé d’avis en cours de route, parce que nous restons persuadés que c’est notre mission et notre responsabilité. Cette charge n’est pas facile à assumer, surtout quand des intérêts personnels viennent se mêler au débat.

 

A qui profite la dissolution du conseil municipal de Brain ?
A la lumière de ces déclarations lues dans la presse, je m'interroge sur les recours tentés avant le "dernier recours possible", madame la sous-préfète n'étant jamais venue à Brain avant l'installation de la délégation spéciale. Comment affirmer avoir "consulté toutes les parties" sauf le maire et les conseillers soutenant son action ?  Pourquoi refuser de nous communiquer le rapport préalable à la dissolution ? Qu'y a-t-il donc dans ce document que nous ne puissions lire ?

 

 

 A qui profite la dissolution du conseil municipal de Brain ?

Le Bien Public du 6 avril 2010
Brain, la vie municipale continue
C. Quingué-Boppe (debout) et la délégation spéciale, composée de J.-P. Jaquemin, J.-P. Balloux et M. Meussot (Photo Ph. Dorland)

Après la dissolution du conseil municipal de Brain, décrétée le 25 mars dernier par le président de la République, la préfecture de la Côte-d'Or a pris un arrêté en vue de l'institution d'une délégation spéciale. Présidée par Jean-Pierre Balloux, ancien sous-préfet qui exercera les fonctions de maire, également composée de Marguerite Meussot, ancienne fonctionnaire du Trésor public, et de Jean-Pierre Jaquemin, ancien maire, la délégation administrera provisoirement la commune dans l'attente de nouvelles élections municipales qui seront organisées dans un délai maximal de deux mois.

Une procédure rare 
La mise en place effective de cette délégation s'est effectuée vendredi dernier sous le contrôle de Catherine Quingué-Boppe, sous-préfet de Montbard. A cette occasion, la représentante de l'Etat est revenue sur son analyse de la situation après avoir « consulté toutes les parties ». Ce qui l'a amenée à conclure à une « situation de blocage durable » qui a motivé la dissolution, qualifiée de « dernier recours possible ». Selon elle, cette décision ne constitue « en aucune manière une sanction pour qui que ce soit », c'est la seule méthode pour « remettre les compteurs à zéro » et permettre à la commune de repartir du bon pied.

Cette procédure de dissolution d'un conseil municipal reste extrêmement rare, puisqu'elle remonte au sommet de l'Etat et fait l'objet d'un décret pris par le président de la République sur proposition du ministre de l'Intérieur. Alors qu'aucun cas semblable ne s'est produit dernièrement en Côte-d'Or, à l'échelle bourguignonne, le conseil municipal de Joigny a été dissous à la suite des élections municipales de 2008.

A qui profite la dissolution du conseil municipal de Brain ?
Dans le cas de Joigny, il ne s'agit pas d'une dissolution du conseil municipal, mais d'une annulation des élections en Conseil d'Etat, une procédure complètement différente ! La presse sur le sujet : "Le Conseil d'État a suivi, le 1er juillet 2009, le jugement rendu par le tribunal de Dijon le 25 septembre 2008 et confirme ainsi l'annulation de l'élection organisée en mars 2008. La décision du Conseil d'État trouve son fondement dans "la distribution par la poste chez des commerçants, dont tous les cafés de la ville, des entreprises, des écoles et un grand nombre de professions libérales, de plus de 200 exemplaires d'une correspondance privée atteignant l'honorabilité du maire sortant, a été de nature à déstabiliser un grand nombre d'électeurs".

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Le rapport, suite... 6 avril 2010
La sous-préfecture vient de m'informer qu'elle ne me communiquera pas le rapport établi en vue de la dissolution du conseil municipal. La Commission d'Accès aux Documents Administratifs aurait émis un avis défavorable. Je n'en sais pas plus, je n'ai vu ni la demande de communication de la sous-préfecture à la CADA ni la réponse de cette dernière. Mais qu'y a-t-il donc dans ce mystérieux rapport que personne n'assume ? que craint la sous-préfecture ? le rapport précise-t-il que tout a été tenté pour favoriser le retour au calme (madame la sous-préfète n'est venue à Brain qu'après la dissolution) ? Les services de l'Etat ont-ils listé tous mes "méfaits"? Ont-ils rassemblé des preuves de mes "actions condamnables" ?

Une enquête vient d'être réalisée par Maurice RIBIER, journaliste, qui a fait un très gros travail de recherche et d'interview sur les causes du blocage municipal. Je vous livre ce dossier.  Cliquez ici pour ouvrir le document.

Mes opposants se sont exprimés dans les colonnes du journal local, sur les ondes de la télévision régionale et de la radio. Telle est bien sûr leur liberté d'expression. La mienne est de répondre point par point sur les principaux sujets abordés. Voir mes réponses.

La presse régionale écrite (Bien Public),  la télévision (FR3 Bourgogne), et la radio (France Bleu Bourgogne), les médias relaient la dissolution du conseil municipal de Brain, minuscule village d'Auxois. Beaucoup d'informations circulent, beaucoup de rumeurs aussi. Mais les problèmes de fond ne sont pas abordés. Le maire doit faire le grand écart entre ses deux rôles : élu devant garder sa majorité et représentant de l'Etat. S'il n'est pas soutenu, il va droit dans le mur. C'est ce qui m'est arrivé, je l'assume pleinement, mais je veux comprendre. Pourquoi personne n'est-il intervenu pour empêcher cette situation extrême ? ni les élus "de poids" ni les services de l'Etat. Pourquoi les responsabilités de chacun n'ont-elles pas été rappelées ? Quels intérêts sert la dissolution du conseil municipal de Brain ? Veut-on se débarrasser d'une petite commune qui essaie de bouger ? Veut-on démontrer que les petites communes ne peuvent pas se gérer seules ? Ce sont les questions que je me pose aujourd'hui, qui vont bien au-delà de Brain. Des messages me parviennent, des élus dans ma situation, se sentant moins isolés depuis que Brain fait "sa une", commencent à témoigner. 

Suite aux déclarations de deux anciens conseillers municipaux d'opposition sur le journal Le Bien Public et la chaîne FR3 Bourgogne, j'ai porté plainte pour diffamation. Je ne me laisserai pas salir impunément. Pourquoi ces plaintes ? tout simplement parce que contre les rumeurs folles et les accusations fantaisistes, on ne peut rien d'autre que de demander aux colporteurs de s'expliquer devant les gendarmes.

A qui profite la dissolution du conseil municipal de Brain ?

Le conseil municipal de la commune a été dissous par décret au conseil des ministres du 24 mars 2010. Trois jours après les élections régionales, la machine administrative est allée à son terme. Le décret portant dissolution du conseil municipal de notre commune est paru hier matin, 26 mars 2010, au journal officiel. J'accueille cette nouvelle avec sérénité et motivation. Ce combat du petit pot de terre contre le puissant pot de fer administratif et politique était perdu d'avance, mais, même voué à l'échec, il en valait la peine. Pour ceux qui me connaissent un peu, il est sans doute inutile de préciser que ma motivation reste entière à défendre les intérêts collectifs de notre commune en dehors des querelles partisanes et des intérêts individuels.

A qui profite la dissolution du conseil municipal de Brain ?

Je reste persuadée qu'il n'est pas bon pour Brain :
que chacun construise n'importe comment sans autorisation dans le périmètre protégé d'une chapelle classée aussi belle que la nôtre,
que les impôts de nos concitoyens servent à financer des projets privés,
que le fait d'être conseiller municipal soit considéré comme donnant des privilèges, alors que la mission impose des devoirs et responsabilités.  J'ai demandé aux services de l'Etat de rappeler à chacun, avant la dissolution, ce qui se fait et ce qui ne se fait pas dans un conseil municipal ! Ma demande n'a pas été entendue. Dommage !

Nous devons des comptes aux habitants et chaque euro dépensé doit l'être pour des chantiers publics, utiles et collectifs.

Je suis très fière de ce que nous avons réalisé en deux ans : l'eau est désormais potable, les travaux de restauration de la chapelle ont avancé, une rue particulièrement dégradée a été refaite, une grange menaçant depuis des années de s'effondrer sur la voie publique est maintenant sécurisée…

 

Une nouvelle phase de la vie communale s'annonce que nous allons suivre avec attention, beaucoup d'intérêt et la conscience tranquille. Nous laissons des dossiers en ordre, une situation financière saine, des comptes excédentaires, et de beaux projets en suspens (voirie, logement communal…) Débarrassée des attaques constantes, des agressions verbales, des rumeurs les plus folles, je retrouve la sérénité nécessaire à une observatrice attentive. Depuis mon élection, je n’ai jamais connu une séance de conseil normale, constructive. J’ai appris que certains ne m’aimaient pas, mais je ne sais toujours pas ce qu’ils souhaitent pour Brain. Nous allons bientôt le découvrir.

 

J’espère très sincèrement pour le bien de cette commune, que la future équipe municipale œuvrera exclusivement dans l’intérêt général.  

Le Bien Public du 27 mars 2010
Le conseil municipal dissous

Un décret paru au Journal officiel d'hier vendredi 26 mars annonce la dissolution du conseil municipal de Brain, commune de 28 habitants située dans le canton de Vitteaux. L'administration des affaires courantes sera confiée à une délégation spéciale composée de trois personnes indépendantes désignées par arrêté préfectoral. Celles-ci seront officiellement installées en mairie dans un délai de 8 jours, et seront chargées de préparer la prochaine élection. Le premier "clash" du conseil de Brain avait eu lieu en octobre 2008, avec la démission de 5 conseillers sur les 9 en place. Et malgré les élections partielles de février 2009, la situation ne s'est pas améliorée. « Il est difficile de faire appliquer les lois et d'être bien vu, et je ne suis pas d'accord pour que les impôts servent à financer des intérêts privés… », explique la maire Christine Bécavin, qui est en minorité au sein de son conseil.

« Climat invivable »
Depuis, la situation s'est envenimée (plusieurs plaintes pour diffamation ont été déposées) jusqu'à être complètement bloquée. Du côté de l'opposition, la décision du préfet est accueillie comme « une bonne nouvelle et un soulagement ». « Le climat était devenu invivable, le fonctionnement de la mairie antidémocratique. Nous avons tout bloqué avec l'intention de sortir de cette impasse », indique Bernadette Durand, au nom des cinq opposants municipaux. L'élection d'un nouveau conseil devrait intervenir d'ici deux mois.

Après la dissolution du conseil municipal...

25 mai 2010 - CADA. La commission d'accès aux documents administratifs a rendu son avis sur notre demande de communication du rapport préalable à la dissolution du conseil municipal : afin de ne pas trahir le secret des délibérations du conseil des ministres, l'accès au rapport est refusé ! on est surpris... Nous ne saurons donc jamais ce que ce rapport contenait. Facile !

Nous pensons que l’argent public doit être utilisé pour le bien de tous, la réfection d’une rue par exemple. Nous pensons que le village doit être entretenu, l’environnement de chacun préservé… Nous pensons que chacun doit respecter des règles de vie commune, en particulier pour tout ce qui touche aux travaux et à l’urbanisme, qui même si elles constituent une contrainte, sont aussi le garant d’un cadre de vie agréable pour tous.

J’ai encore lu, ces derniers temps, des accusations très sérieuses (attestation fournie à la justice émanant de personnes ayant eu des responsabilités dans la commune) selon lesquelles je surveillerais mes voisins (à l’aide d’un matériel sophistiqué qui enregistre et prend des photos)… Il faut être un peu sérieux ! Si quelqu’un souhaite la référence de mon nain de jardin, je peux la fournir. Il en existe de très jolis petits modèles très amusants qui font des envieux au sein des services secrets ! Je vous recommande le nain siffleur qui détecte les présences et siffle pour vous alerter (27 centimètres, pile 1.5 V vendue séparément, 12.50 euros). On ne peut tout de même pas accuser quelqu’un d’être un affreux dictateur ou une horrible sorcière harcelant tout ce qui bouge autour d’elle, exerçant une surveillance de tous les instants, parce qu’elle a acheté sur un catalogue de jardinerie, un bonhomme en plastique, avec un oiseau en plastique sur son chapeau en plastique ! Un peu enfantin tout de même ! Vous avez entendu beaucoup de choses, beaucoup d’horreurs sur mon compte. A une époque, j’empoisonnais les chats du quartier pour on ne sait quelle raison machiavélique, mon adjoint les attrapait, un autre conseiller les « balançait » sur l’autoroute... Je menaçais les vieilles dames également ! Soyons sérieux juste une minute et revenons à des choses vraies.

 

Le rapport, suite... 6 avril 2010
La sous-préfecture vient de m'informer qu'elle ne me communiquera pas le rapport établi en vue de la dissolution du conseil municipal... La Commission d'Accès aux Documents Administratifs aurait émis un avis défavorable. Je n'en sais pas plus, je n'ai vu ni la demande de communication de la sous-préfecture à la CADA ni la réponse de cette dernière. Mais qu'y a-t-il donc dans ce mystérieux rapport que personne n'assume ? que craint la sous-préfecture ? le rapport précise-t-il que tout a été tenté pour favoriser le retour au calme (madame la sous-préfète n'est venue à Brain qu'après la dissolution) ? Les services de l'Etat ont-ils listé tous mes "méfaits"? Ont-ils rassemblé des preuves de mes "actions condamnables" ?

Un président a été élu le 2 avril 2010 parmi les membres de la délégation spéciale pour exercer les fonctions de maire : Jean-Pierre BALLOUX.

2 avril 2010 : la sous-préfète à Brain. La délégation spéciale a été installée officiellement à la mairie de Brain par la sous-préfète qui faisait là sa première visite dans notre commune. La secrétaire générale l'accompagnait.

Les trois délégués spéciaux nommés par arrêté préfectoral du 29 mars 2010, sont : Jean-Pierre BALLOUX, Jean-Pierre JACQUEMIN et Marguerite MEUSSOT (bien connue à Vitteaux). Je me suis tenue informée hier soir en me rendant à la mairie pour consulter le panneau d'affichage. Malheureusement, il pleuvait et la photo du procès-verbal n'est pas très nette.

Une délégation spéciale mise en place par arrêté préfectoral doit s'installer aujourd'hui même (2 avril 2010) à 14h00. Je n'en sais pas plus, la sous-préfecture ne m'ayant pas informée de cette démarche. Cette délégation, composée de trois personnes indépendantes, est chargée d'assurer la continuité de l'administration de la commune et la préparation des échéances électorales. Elle assurera la gestion des affaires courantes.


 

Le rapport en attente de communication. Un rapport a été établi par la sous-préfecture de Montbard pour expliquer la nécessité de dissoudre le conseil municipal de Brain. La dissolution est nécessaire quand trois conditions sont réunies : le conseil est définitivement hors d'état de régler les affaires communales, cette situation n'est imputable qu'au conseil lui-même, aucune autre solution n'est possible, la dissolution étant une mesure de dernier recours.

Utilisé par le Conseil des Ministres pour statuer, le rapport établi par la sous-préfecture, puis transmis au préfet, doit contenir :

des renseignements relatifs à la commune et à son conseil municipal
une note de présentation, d'une page maximum, signée par le Préfet, destinée à être utilisée directement par le Ministre de l'Intérieur lors de la présentation en Conseil des ministres du projet de décret de dissolution
un rapport circonstancié exposant par le détail les circonstances de la crise : origines, causes, caractères, manifestations
ainsi que les démarches entreprises pour tenter de concilier les points de vue et établir, en conséquence, que le conseil municipal est définitivement, de son propre fait, hors d'état de gérer la commune.
ce rapport mentionne, en outre, l'avis des élus concernés (députés, sénateurs, conseiller général)

J'ai fait la demande officielle de communication de ce rapport, communicable depuis que le Journal Officiel a publié le décret de dissolution. La démarche est en cours. j'attends... Pourquoi tant de procédures ? La lecture du rapport nous le dira.

J'ai lu et écouté avec beaucoup d'attention les déclarations de Pascal BRULEY et Bernadette DURAND. Leurs affirmations amènent de ma part des explications sur les principaux sujets :

L'histoire du "mur" le long du chemin rural Champ Terbaut
La grange en ruine et la procédure de péril imminent
La maison sans permis de construire
La solution de bons sens pour traiter le problème des nitrates dans l'eau
L'art de communiquer

A chacun, en connaissance de cause, de se forger sa propre opinion,
sur la base de faits et non d'allégations. Les documents attestant de ce que j'affirme ici sont tous disponibles en mairie.

A la lumière des griefs qui me sont faits dont aucun n'est prouvé, et de l'indifférence totale suscitée par la situation communale, je m'interroge sur le grand écart que doit exécuter le maire tous les jours sans échauffement entre son statut d'officier de police judiciaire représentant de l'Etat dans la commune et l'élu soucieux de garder sa majorité. L'assemblée délibérante est souveraine, me dit-on, et la loi ? Peu importe, du moment que rien ne bouge ?
 

Le mur le long du chemin rural dit du Champ Terbaut

Une précision d'abord : il faut un considérable effort d'imagination pour voir un mur à cet endroit. Il est presque totalement éboulé. J'ai été élue maire le 21 mars 2008. En fin de séance, Pascal BRULEY déclarait devant témoins : "je suis là pour mon mur". J'ai donc demandé à Pascal BRULEY de venir en mairie me parler du projet élaboré sous la mandature de Marie MONGEARD, maire précédent. "aucun projet" me dit-il. J'ai retrouvé un courrier datant de 2004 de sa part à l'ancien maire à propos de l'éboulement du fameux mur. Pourquoi la précédente municipalité n'a-t-elle rien fait ? Pourquoi Pascal BRULEY n'a-t-il pas manifesté sa détermination auprès de Marie MONGEARD aussi fortement qu'avec moi ? La reconstruction de ce mur était-elle déjà considérée comme hors de prix pour le budget communal ? Le mur était-il considéré comme privé ? Les conseillers dans leur majorité ont-ils considéré que leurs impôts ne devaient pas financer ce mur ? je n'ai trouvé aucune délibération à propos de ce mur.

Afin de préparer le budget 2008 (voté le 15 avril 2008), j'ai demandé à la DDE de consulter des entreprises pour savoir à combien se monterait la reconstruction éventuelle du mur. Les devis sont disponibles en mairie. La DDE émettant des avis contradictoires sur le mur (soutènement ou non), étant donné qu'il y avait bien d'autres sujets plus urgents à traiter dans la commune, j'ai présenté un budget 2008 sans le mur. Le budget général 2008 a été adopté par 5 voix pour, 2 voix contre (Pascal BRULEY + une procuration de Roger GAUTHEROT), une abstention (Bernadette DURAND).

Afin de m'assurer que le chemin rural ne présentait pas de risque d'affaissement, j'ai fait venir un huissier en mai 2008 (montant de la dépense : 200 euros) qui a attesté de la parfaite stabilité du chemin. Il n'y avait donc pas d'urgence ni de péril à dépenser entre 15.000 et 30.000 euros pour réparer un mur dont on ne connaissait pas encore le propriétaire. 

Pascal BRULEY et Janet GRAHAM ont saisi leurs assurances pour que des experts viennent sur place. Afin de pouvoir défendre au mieux les intérêts de la commune, j'ai demandé à l'assurance de la mairie de déléguer un expert m'assistant aux rendez-vous auxquels j'étais convoquée par les experts de la "partie adverse". J'affirme ne pas avoir pris l'initiative d'une procédure ! Les courriers et convocations disponibles en mairie en attestent. Lors d'un rendez-vous entre experts, Janet GRAHAM a déclaré avoir acheté "en l'état" et ne jamais avoir vu le mur debout.

Lors du budget 2009, afin d'ouvrir une porte de conciliation, j'ai prévu un crédit pour la reconstruction d'une partie du mur au cas où les experts se mettraient d'accord. le budget 2009 a été refusé.

J'ai été convoquée le 17 février 2010 à une réunion de bornage du terrain Bruley Graham. Le géomètre expert a constaté que la plus grande partie du mur se trouve sur le terrain privé de Pascal BRULEY et Janet GRAHAM.

Les experts devront se mettre d'accord pour qualifier ce fameux mur et trouver des solutions. En tout état de cause, aujourd'hui rien n'est tranché. Pascal BRULEY a déclaré à l'expert de la mairie, venu sur place le 17 février dernier, en ma présence et celle de Patrick ECKARDT, vouloir maintenant saisir la justice.

Ayant entendu également que je dépensais sans compter pour payer des experts, je précise que l'aide de l'expert est un service compris dans notre contrat d'assurance et que cela n'a donc rien coûté.
 

La grange en ruine et la procédure de péril imminent

La grange est une propriété privée laissée en état d'abandon par son propriétaire.

Un permis de démolir avait été déposée en 1999 ou 2000 par Marie MONGEARD. La procédure n'a pas été suivie. Le permis de démolir est disponible en mairie.

J'ai demandé que la grange dangereuse soit ceinturée avant le vide-greniers 2005 afin de ne pas prendre de risque lors de cette manifestation. Le second adjoint de l'époque, président du comité des fêtes, et mon mari ont ceinturé la grange. Depuis lors, nous avons vu chaque hiver l'état de la toiture et de la charpente se dégrader et présenter de plus en plus de risques d'éboulement.

Quand Pascal BRULEY a émis l'idée de faire de cette grange un lieu d'exposition ou de rencontres artistiques et culturelles, il oubliait deux éléments essentiels : la grange est une propriété privée et le budget de la commune est faible. Son projet n'a jamais été débattu en conseil municipal. Par contre, dès le 15 avril 2008, j'ai annoncé en séance, que j'avais demandé la visite d'un expert désigné par le tribunal pour juger de l'état du bâtiment.

Un voisin bien intentionné ayant alerté les services compétents pour signaler que le maire de Brain mettait à mal le patrimoine de la commune, Jean-Michel MAROUZE, Architecte des Bâtiments de France, est venu sur place. Il a constaté que la charpente avait du être belle avant d'être parfaitement dangereuse et qu'il n'y avait malheureusement plus rien à faire. Il était peut-être 10 ans trop tard !

L'expert désigné par le tribunal a déclaré l'état de péril imminent. Il a fallu, conseillés de spécialistes, dérouler la procédure avec beaucoup de prudence, car l'endroit est privé et la loi complexe. Dans une procédure de ce type, toute la responsabilité repose sur le maire. Malgré l'urgence, j'ai demandé des devis à plusieurs entreprises. Toutefois je ne devais pas faire examiner les devis en conseil municipal faute de nullité de la procédure. Mon adjoint et moi avons choisi l'entreprise qui, pour un montant raisonnable, proposait un travail de qualité. Nous avons suivi à la lettre les prescriptions de l'expert en découvrant la grange. Nous tenions à garder les murs. Les poutres en état sont stockées à l'intérieur de l'enceinte, j'aurais aimé les faire protéger, mais faute de budget...Les pierres ont toutes été conservées sur place, le tout ceinturé et sécurisé. Le recouvrement auprès du propriétaire est assuré par le percepteur. Ce problème de sécurité qui s'aggravait chaque année est traité. C'est bien là l'essentiel. 

La maison sans permis de construire

Constatant la réfection de la toiture chez Bernadette DURAND et Patrick JANNET sans demande de travaux, je suis intervenue en août 2008 pour leur demander de se mettre en règle avec la loi en déposant très rapidement une demande de permis de construire (transformation d'une remise en maison d’habitation avec salle de bains. Accompagnée de mon premier adjoint, j'ai pu visiter le chantier avec Patrick JANNET. Bien m'en a pris, j'ai perdu la majorité au conseil quelques semaines plus tard, car ma foi, entre le mur du Champ Terbaut et les travaux sans permis, je n'avais guère de chances de passer à travers les gouttes, à moins bien sûr que les lois ne s'appliquent à Brain comme ailleurs et que quelqu'un soit là pour le rappeler.

J'entends aujourd'hui que c'est ma visite sur le chantier qui a donné l'idée aux propriétaires de faire des travaux plus importants ! Je n'aurais pas osé l'inventer. Mais pour refaire une toiture, n'en déplaise à Bernadette DURAND et Patrick JANNET, il faut également une demande de travaux. Nous sommes en périmètre classé de monument historique.

Je ne sais laquelle de mes actions leur a donné l'idée de récidiver un an plus tard, en construisant un abri pour animaux toujours sans demande de travaux. La tardive demande a été refusée, la démolition est ordonnée, mais les aménagements se poursuivent tranquillement autour du bâtiment condamné. Attendraient-ils paisiblement la nouvelle municipalité, ce maire bien sous tout rapport qui ne dérangera personne en pratiquant des lois répressives ? Car on me dit également que j'ai instauré un état policier (voir compte-rendu de séance du 29 août 2008).

La solution de bons sens pour traiter le problème des nitrates dans l'eau de consommation. Un grand coup de chance sans aucune dépense !

A la mise en place du conseil municipal en mars 2008, des commissions ont été mises en place, dont une concernant l'eau. Faute de disponibilité, les réunions n'ont pas été fréquentes. Pas un seul conseil municipal cependant n'a eu lieu sans que ne soit abordé le problème de l'eau potable qui ne l'était pas ! Mon adjoint et moi-même avons arpenté la campagne, retrouvé presque par hasard la source sous les ronces et les broussailles, accessible uniquement à la tronçonneuse... Nous avons reconstitué les analyses sur plusieurs dizaines d'années et constaté que de nos deux sources, l'une était propre et l'autre polluée de nitrates, d'où l'idée simple de n'alimenter le village qu'avec l'eau propre. Tout ceci bien sûr en coordination avec la DDASS.

Alors, quand Bernadette DURAND déclare que j'ai "fermé l'une de nos sources", elle oublie de préciser que c'est grâce à cette mesure de bon sens que le taux de nitrates est tombé de plus de 60 à 25 ! que je n'étais pas seule et que le conseil a été informé des réflexions en cours. La source polluée n'est pas fermée, elle est déviée du réseau et peut être remise en service à n'importe quel moment, après une purge du bras de réseau inutilisé et une analyse dûment réalisée. Une fois le problème des nitrates traité, pourquoi ne pas travailler sur les pollutions bactériologiques ? Nous aurions tous préféré éviter la javellisation et nous tourner plutôt vers une solution plus écologique. L'un n'empêche pas l'autre. Pour l'instant, nous n'avons pas les moyens d'une autre solution. Il y avait urgence à facturer de l'eau buvable ! Cela n'empêche pas de continuer à réfléchir...  Heureusement ! 

Depuis des années que chacun prétendait que rien n'était possible sans jamais avoir rien essayé, il est sans doute insupportable que l'eau soit désormais potable sans un euro de dépense ! Il s'agissait d'une solution de bon sens, nous avons eu la chance que cela fonctionne parfaitement, même en période sèche. Pas de chance pour les mauvais augures. 

L'art de communiquer
Mise à mal dès le début de mon mandat de maire par des accusations mensongères, j'ai longtemps hésité à porter plainte. c'est la diffusion d'un procès-verbal de séance du conseil par Pascal BRULEY et Bernadette DURAND qui m'a décidée à aller à la gendarmerie. Parmi tous les chiffres faussés, j'avais acheté des fauteuils de luxe ! Cette rumeur est revenue régulièrement... Quand on veut vraiment travailler à la mairie, les vieilles chaises en paille ne sont guère adaptées. J'avais donc acheté effectivement 2 fauteuils de bureau  pour une somme colossale (29.90 euros chaque) !!!  J'ai entendu dire que je voulais bétonner Brain, faire des trottoirs partout... Archi faux bien sûr ! Et puis il y a tout ce que par chance je n'ai pas entendu !

Dans tous les témoignages de mes opposants, j'ai entendu des mensonges, des diffamations, des propos contradictoires. Tous les éléments prouvant ce que j'avance se trouvent en mairie.

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