J'ai lu et écouté avec beaucoup d'attention les déclarations de Pascal BRULEY et Bernadette DURAND. Leurs affirmations amènent de ma part des explications sur les principaux sujets :

L'histoire du "mur" le long du chemin rural Champ Terbaut
La grange en ruine et la procédure de péril imminent
La maison sans permis de construire
La solution de bons sens pour traiter le problème des nitrates dans l'eau
L'art de communiquer

A chacun, en connaissance de cause, de se forger sa propre opinion,
sur la base de faits et non d'allégations. Les documents attestant de ce que j'affirme ici sont tous disponibles en mairie.

A la lumière des griefs qui me sont faits dont aucun n'est prouvé, et de l'indifférence totale suscitée par la situation communale, je m'interroge sur le grand écart que doit exécuter le maire tous les jours sans échauffement entre son statut d'officier de police judiciaire représentant de l'Etat dans la commune et l'élu soucieux de garder sa majorité. L'assemblée délibérante est souveraine, me dit-on, et la loi ? Peu importe, du moment que rien ne bouge ?
 

Le mur le long du chemin rural dit du Champ Terbaut

Une précision d'abord : il faut un considérable effort d'imagination pour voir un mur à cet endroit. Il est presque totalement éboulé. J'ai été élue maire le 21 mars 2008. En fin de séance, Pascal BRULEY déclarait devant témoins : "je suis là pour mon mur". J'ai donc demandé à Pascal BRULEY de venir en mairie me parler du projet élaboré sous la mandature de Marie MONGEARD, maire précédent. "aucun projet" me dit-il. J'ai retrouvé un courrier datant de 2004 de sa part à l'ancien maire à propos de l'éboulement du fameux mur. Pourquoi la précédente municipalité n'a-t-elle rien fait ? Pourquoi Pascal BRULEY n'a-t-il pas manifesté sa détermination auprès de Marie MONGEARD aussi fortement qu'avec moi ? La reconstruction de ce mur était-elle déjà considérée comme hors de prix pour le budget communal ? Le mur était-il considéré comme privé ? Les conseillers dans leur majorité ont-ils considéré que leurs impôts ne devaient pas financer ce mur ? je n'ai trouvé aucune délibération à propos de ce mur.

Afin de préparer le budget 2008 (voté le 15 avril 2008), j'ai demandé à la DDE de consulter des entreprises pour savoir à combien se monterait la reconstruction éventuelle du mur. Les devis sont disponibles en mairie. La DDE émettant des avis contradictoires sur le mur (soutènement ou non), étant donné qu'il y avait bien d'autres sujets plus urgents à traiter dans la commune, j'ai présenté un budget 2008 sans le mur. Le budget général 2008 a été adopté par 5 voix pour, 2 voix contre (Pascal BRULEY + une procuration de Roger GAUTHEROT), une abstention (Bernadette DURAND).

Afin de m'assurer que le chemin rural ne présentait pas de risque d'affaissement, j'ai fait venir un huissier en mai 2008 (montant de la dépense : 200 euros) qui a attesté de la parfaite stabilité du chemin. Il n'y avait donc pas d'urgence ni de péril à dépenser entre 15.000 et 30.000 euros pour réparer un mur dont on ne connaissait pas encore le propriétaire. 

Pascal BRULEY et Janet GRAHAM ont saisi leurs assurances pour que des experts viennent sur place. Afin de pouvoir défendre au mieux les intérêts de la commune, j'ai demandé à l'assurance de la mairie de déléguer un expert m'assistant aux rendez-vous auxquels j'étais convoquée par les experts de la "partie adverse". J'affirme ne pas avoir pris l'initiative d'une procédure ! Les courriers et convocations disponibles en mairie en attestent. Lors d'un rendez-vous entre experts, Janet GRAHAM a déclaré avoir acheté "en l'état" et ne jamais avoir vu le mur debout.

Lors du budget 2009, afin d'ouvrir une porte de conciliation, j'ai prévu un crédit pour la reconstruction d'une partie du mur au cas où les experts se mettraient d'accord. le budget 2009 a été refusé.

J'ai été convoquée le 17 février 2010 à une réunion de bornage du terrain Bruley Graham. Le géomètre expert a constaté que la plus grande partie du mur se trouve sur le terrain privé de Pascal BRULEY et Janet GRAHAM.

Les experts devront se mettre d'accord pour qualifier ce fameux mur et trouver des solutions. En tout état de cause, aujourd'hui rien n'est tranché. Pascal BRULEY a déclaré à l'expert de la mairie, venu sur place le 17 février dernier, en ma présence et celle de Patrick ECKARDT, vouloir maintenant saisir la justice.

Ayant entendu également que je dépensais sans compter pour payer des experts, je précise que l'aide de l'expert est un service compris dans notre contrat d'assurance et que cela n'a donc rien coûté.
 

La grange en ruine et la procédure de péril imminent

La grange est une propriété privée laissée en état d'abandon par son propriétaire.

Un permis de démolir avait été déposée en 1999 ou 2000 par Marie MONGEARD. La procédure n'a pas été suivie. Le permis de démolir est disponible en mairie.

J'ai demandé que la grange dangereuse soit ceinturée avant le vide-greniers 2005 afin de ne pas prendre de risque lors de cette manifestation. Le second adjoint de l'époque, président du comité des fêtes, et mon mari ont ceinturé la grange. Depuis lors, nous avons vu chaque hiver l'état de la toiture et de la charpente se dégrader et présenter de plus en plus de risques d'éboulement.

Quand Pascal BRULEY a émis l'idée de faire de cette grange un lieu d'exposition ou de rencontres artistiques et culturelles, il oubliait deux éléments essentiels : la grange est une propriété privée et le budget de la commune est faible. Son projet n'a jamais été débattu en conseil municipal. Par contre, dès le 15 avril 2008, j'ai annoncé en séance, que j'avais demandé la visite d'un expert désigné par le tribunal pour juger de l'état du bâtiment.

Un voisin bien intentionné ayant alerté les services compétents pour signaler que le maire de Brain mettait à mal le patrimoine de la commune, Jean-Michel MAROUZE, Architecte des Bâtiments de France, est venu sur place. Il a constaté que la charpente avait du être belle avant d'être parfaitement dangereuse et qu'il n'y avait malheureusement plus rien à faire. Il était peut-être 10 ans trop tard !

L'expert désigné par le tribunal a déclaré l'état de péril imminent. Il a fallu, conseillés de spécialistes, dérouler la procédure avec beaucoup de prudence, car l'endroit est privé et la loi complexe. Dans une procédure de ce type, toute la responsabilité repose sur le maire. Malgré l'urgence, j'ai demandé des devis à plusieurs entreprises. Toutefois je ne devais pas faire examiner les devis en conseil municipal faute de nullité de la procédure. Mon adjoint et moi avons choisi l'entreprise qui, pour un montant raisonnable, proposait un travail de qualité. Nous avons suivi à la lettre les prescriptions de l'expert en découvrant la grange. Nous tenions à garder les murs. Les poutres en état sont stockées à l'intérieur de l'enceinte, j'aurais aimé les faire protéger, mais faute de budget...Les pierres ont toutes été conservées sur place, le tout ceinturé et sécurisé. Le recouvrement auprès du propriétaire est assuré par le percepteur. Ce problème de sécurité qui s'aggravait chaque année est traité. C'est bien là l'essentiel. 

La maison sans permis de construire

Constatant la réfection de la toiture chez Bernadette DURAND et Patrick JANNET sans demande de travaux, je suis intervenue en août 2008 pour leur demander de se mettre en règle avec la loi en déposant très rapidement une demande de permis de construire (transformation d'une remise en maison d’habitation avec salle de bains. Accompagnée de mon premier adjoint, j'ai pu visiter le chantier avec Patrick JANNET. Bien m'en a pris, j'ai perdu la majorité au conseil quelques semaines plus tard, car ma foi, entre le mur du Champ Terbaut et les travaux sans permis, je n'avais guère de chances de passer à travers les gouttes, à moins bien sûr que les lois ne s'appliquent à Brain comme ailleurs et que quelqu'un soit là pour le rappeler.

J'entends aujourd'hui que c'est ma visite sur le chantier qui a donné l'idée aux propriétaires de faire des travaux plus importants ! Je n'aurais pas osé l'inventer. Mais pour refaire une toiture, n'en déplaise à Bernadette DURAND et Patrick JANNET, il faut également une demande de travaux. Nous sommes en périmètre classé de monument historique.

Je ne sais laquelle de mes actions leur a donné l'idée de récidiver un an plus tard, en construisant un abri pour animaux toujours sans demande de travaux. La tardive demande a été refusée, la démolition est ordonnée, mais les aménagements se poursuivent tranquillement autour du bâtiment condamné. Attendraient-ils paisiblement la nouvelle municipalité, ce maire bien sous tout rapport qui ne dérangera personne en pratiquant des lois répressives ? Car on me dit également que j'ai instauré un état policier (voir compte-rendu de séance du 29 août 2008).

La solution de bons sens pour traiter le problème des nitrates dans l'eau de consommation. Un grand coup de chance sans aucune dépense !

A la mise en place du conseil municipal en mars 2008, des commissions ont été mises en place, dont une concernant l'eau. Faute de disponibilité, les réunions n'ont pas été fréquentes. Pas un seul conseil municipal cependant n'a eu lieu sans que ne soit abordé le problème de l'eau potable qui ne l'était pas ! Mon adjoint et moi-même avons arpenté la campagne, retrouvé presque par hasard la source sous les ronces et les broussailles, accessible uniquement à la tronçonneuse... Nous avons reconstitué les analyses sur plusieurs dizaines d'années et constaté que de nos deux sources, l'une était propre et l'autre polluée de nitrates, d'où l'idée simple de n'alimenter le village qu'avec l'eau propre. Tout ceci bien sûr en coordination avec la DDASS.

Alors, quand Bernadette DURAND déclare que j'ai "fermé l'une de nos sources", elle oublie de préciser que c'est grâce à cette mesure de bon sens que le taux de nitrates est tombé de plus de 60 à 25 ! que je n'étais pas seule et que le conseil a été informé des réflexions en cours. La source polluée n'est pas fermée, elle est déviée du réseau et peut être remise en service à n'importe quel moment, après une purge du bras de réseau inutilisé et une analyse dûment réalisée. Une fois le problème des nitrates traité, pourquoi ne pas travailler sur les pollutions bactériologiques ? Nous aurions tous préféré éviter la javellisation et nous tourner plutôt vers une solution plus écologique. L'un n'empêche pas l'autre. Pour l'instant, nous n'avons pas les moyens d'une autre solution. Il y avait urgence à facturer de l'eau buvable ! Cela n'empêche pas de continuer à réfléchir...  Heureusement ! 

Depuis des années que chacun prétendait que rien n'était possible sans jamais avoir rien essayé, il est sans doute insupportable que l'eau soit désormais potable sans un euro de dépense ! Il s'agissait d'une solution de bon sens, nous avons eu la chance que cela fonctionne parfaitement, même en période sèche. Pas de chance pour les mauvais augures. 

L'art de communiquer
Mise à mal dès le début de mon mandat de maire par des accusations mensongères, j'ai longtemps hésité à porter plainte. c'est la diffusion d'un procès-verbal de séance du conseil par Pascal BRULEY et Bernadette DURAND qui m'a décidée à aller à la gendarmerie. Parmi tous les chiffres faussés, j'avais acheté des fauteuils de luxe ! Cette rumeur est revenue régulièrement... Quand on veut vraiment travailler à la mairie, les vieilles chaises en paille ne sont guère adaptées. J'avais donc acheté effectivement 2 fauteuils de bureau  pour une somme colossale (29.90 euros chaque) !!!  J'ai entendu dire que je voulais bétonner Brain, faire des trottoirs partout... Archi faux bien sûr ! Et puis il y a tout ce que par chance je n'ai pas entendu !

Dans tous les témoignages de mes opposants, j'ai entendu des mensonges, des diffamations, des propos contradictoires. Tous les éléments prouvant ce que j'avance se trouvent en mairie.

 A suivre...